Le concept « Une seule santé » (One Health) propose de regarder la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes comme un tout indissociable. Il rappelle que notre bien‑être dépend directement de la qualité de l’air, de l’eau, des sols, de la biodiversité et des conditions de vie que nous partageons avec le reste du vivant.

Changement de regard
Dans cette approche, soigner ne se limite plus à traiter des symptômes chez un individu, mais implique aussi d’agir sur les causes profondes : pollution, dégradation des milieux, modes de production alimentaires, urbanisation, inégalités sociales. Promouvoir la santé revient alors à protéger les écosystèmes, prévenir les crises sanitaires liées aux zoonoses (maladies transmissibles de l’animal à l’humain) et renforcer la résilience des territoires.
Collaborations concrètes
« Une seule santé » encourage des ponts entre médecins, vétérinaires, écologues, urbanistes, éducateurs et acteurs sociaux, afin de concevoir ensemble des politiques et des projets cohérents. Cela se traduit par exemple par des quartiers plus verts et plus marchables, une agriculture plus respectueuse des sols, des programmes de contact avec la nature, ou encore une surveillance conjointe des maladies humaines et animales.
Horizon pour la transition écologique
Adopter ce concept, c’est reconnaître que chaque action en faveur du climat, de la biodiversité ou de la qualité de vie locale est aussi une action de santé publique. Pour un blog, « Une seule santé » offre ainsi un fil rouge puissant : raconter comment, du jardin partagé à la forêt urbaine, en passant par l’assiette et les mobilités douces, se construit une santé réellement partagée entre humains, autres vivants et planète.