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Prérequis essentiels pour les animateurs.trices

Bien que l’animateur ne soit pas un thérapeute, il est le garant du cadre et de la sécurité émotionnelle du groupe. En milieu naturel, les sens s’éveillent et certains souvenirs ou émotions peuvent ressurgir de manière impromptue. C’est précisément pour cette raison qu’une formation en Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) devient un prérequis essentiel.

Une telle formation vise à doter les intervenants de compétences fondamentales pour agir avec discernement :

  • Le repérage précoce : apprendre à reconnaître les signes avant-coureurs des troubles de santé mentale (crises d’anxiété, épisodes dépressifs ou détresse psychique aiguë).
  • L’intervention de proximité : apporter un soutien initial structuré et approprié à une personne en situation de crise sans aggraver son état.
  • La juste distance : Développer une posture empathique et bienveillante, tout en gardant conscience de ses limites pour ne jamais se substituer à un professionnel du soin.
  • Le relais efficace : Savoir orienter rapidement et sereinement le participant vers les ressources professionnelles adaptées.
  • La régulation du collectif : Gérer les comportements atypiques ou difficiles afin de maintenir un environnement sécurisant pour le reste du groupe.

Ces compétences ne servent pas uniquement à gérer l’urgence. Elles permettent surtout de créer un climat de confiance indispensable à l’épanouissement des participants.

Un modèle d’accompagnement multidisciplinaire

Le succès de ces dispositifs repose sur une collaboration étroite entre le monde de la santé et celui de l’environnement. Le projet mené à Sprimont en est une illustration particulièrement inspirante. Ici, l’accompagnement n’est pas une tâche solitaire, mais une mission partagée.

Chaque groupe bénéficie d’un double regard :

  1. L’animateur·trice nature pilote la dimension pédagogique et relationnelle. Son rôle est de faciliter le contact avec l’environnement et de dynamiser les échanges au sein du groupe.
  2. Le professionnel de santé (tel qu’une coordinatrice en promotion de la santé) assure la supervision clinique.

Conclusion : Vers une professionnalisation du secteur

Allier la connaissance de la biodiversité à la compréhension des mécanismes psychologiques est le nouveau défi des métiers de l’animation. En structurant ainsi les collaborations multidisciplinaires, nous transformons de simples balades en forêt en de véritables leviers de résilience et de santé publique.